Yi Jing · 64 Hexagrammes

Zhouyi, Yi Jing, hexagramme 61 : la Fidélité intérieure, le Vent sur le Lac, Xun en haut et Dui en bas

La Fidélité intérieure : le porc et le poisson ; bon augure ; il est favorable de traverser le grand fleuve ; il est favorable de persévérer dans la rectitude.

Le Commentaire du Tuan dit : la Fidélité intérieure : le doux est à l’intérieur et le ferme atteint le centre. Joyeux et souple, la fidélité transforme ainsi le pays. Le porc et le poisson sont de bon augure : la confiance s’étend jusqu’au porc et au poisson. Il est favorable de traverser le grand fleuve : on monte dans une barque de bois vide. La Fidélité intérieure, favorable à la persévérance dans la rectitude, répond ainsi au Ciel.

Le Commentaire de l’Image dit : le Vent au-dessus du Lac forme la Fidélité intérieure. L’homme noble s’en inspire pour examiner les procès et différer l’exécution des condamnés.

Hexagramme 61 : diagrammes principal, nucléaire, opposé et inversé

Hexagramme 61 — texte original et aperçu

Explication détaillée du soixante et unième hexagramme du Zhouyi
Texte original de l’hexagramme de la Fidélité intérieure
La Fidélité intérieure : le porc et le poisson ; bon augure. Il est favorable de traverser le grand fleuve ; il est favorable de persévérer dans la rectitude.
Le Commentaire de l’Image dit : le Vent au-dessus du Lac forme la Fidélité intérieure. L’homme noble s’en inspire pour examiner les procès et différer l’exécution des condamnés.
Explication en langue courante
Hexagramme de la Fidélité intérieure : un porc et un poisson sont offerts en sacrifice ; bien que l’offrande soit modeste, le cœur est sincère, ce qui est de bon augure. Il est également favorable de traverser l’eau et de franchir le fleuve. C’est une divination favorable dans la persévérance.
Le Commentaire de l’Image dit : le trigramme supérieur est Xun, qui représente le Vent ; le trigramme inférieur est Dui, qui représente le Lac. Le Vent souffle sur le Lac, faisant naître les vagues : telle est l’image de la Fidélité intérieure. L’homme noble contemple cette image et comprend que, pour transformer le pays par l’influence morale, l’éducation vertueuse doit passer en premier ; il examine donc les procès et n’applique pas à la légère les peines les plus sévères.
Interprétation de La Machine céleste pour les décisions du Yi
L’hexagramme de la Fidélité intérieure, Xun en haut et Dui en bas, est un hexagramme de l’Âme errante du palais Gen. La Fidélité intérieure signifie loyauté et confiance ; elle présage qu’il est favorable de traverser le grand fleuve et que les difficultés disparaîtront.
Interprétation de Shao Yong, maître des études du Yi sous les Song du Nord
Confiance appuyée sur des faits, sincérité et loyauté ; l’aide d’un ami intime permet aux projets d’aboutir.
Celui qui obtient cet hexagramme connaît le bon augure s’il est droit et sincère : il recevra l’aide de ses amis et pourra mener ses projets à bien ; celui qui nourrit de mauvaises pensées connaîtra le malheur.
Interprétation de Fu Peirong, grand maître taïwanais des études classiques chinoises
Fortune du moment : les turbulences sont inévitables ; soyez prudent face aux procès.
Finances : agir avec prudence permet d’éviter les catastrophes.
Foyer : désastre lié à un procès ; le mariage entraîne un litige.
Santé : frayeur, mais aucun danger.
Interprétation traditionnelle de l’hexagramme
Cet hexagramme est formé de deux trigrammes différents superposés, le Lac en bas et le Vent en haut. Le sens originel de la fidélité est l’incubation : la date à laquelle l’œuf éclot est extrêmement précise, ce qui évoque la confiance. La forme de l’hexagramme est pleine à l’extérieur et vide à l’intérieur, image de la sincérité dans le cœur ; c’est pourquoi on l’appelle l’hexagramme de la Fidélité intérieure. C’est le fondement de la conduite personnelle et sociale.
Grande image : la Fidélité intérieure signifie la sincérité. Le Vent souffle sur l’eau du Lac, qui y répond nécessairement en formant des vagues : c’est l’image de la résonance.
Fortune : traiter chacun avec « sincérité » et agir avec « confiance » rend toutes choses favorables ; nourrir de mauvaises pensées mène au malheur.
Carrière : traiter son activité avec honnêteté et loyauté permet d’obtenir de grands succès et de progresser sans difficulté. Il faut continuer à suivre les principes de la voie droite, sans baisser sa garde ni accorder une confiance excessive aux autres ; surtout, il ne faut pas s’enfermer dans l’orgueil. Sinon, la carrière ira à l’échec.
Commerce : la situation est bien gérée et correspond aux exigences du marché. Une gestion prudente, fondée sur la loyauté et la confiance, ainsi qu’un service de qualité, peuvent donner des résultats satisfaisants ; même en prenant des risques et en affrontant les difficultés, il n’y aura pas de problème.
Recherche de renommée : il faut, sur la base de la formation morale, étudier avec ardeur les connaissances et les compétences, et s’améliorer sans cesse. En même temps, ne craignez pas les difficultés et avancez avec détermination.
Amour et mariage : si les deux parties se traitent avec sincérité, la relation sera heureuse et épanouie.
Décisions : faire de la sincérité le fondement de sa conduite, traiter autrui avec franchise, respecter les règles, rester fidèle aux principes et demeurer affable et humble permet de surmonter toute difficulté. Même lorsqu’un problème survient, il est possible de réparer ses erreurs. Il faut toutefois renforcer sa capacité à observer les personnes et améliorer son discernement entre le bien et le mal.

Hexagramme 61 — explication ligne par ligne

Analyse détaillée du trait initial du soixante et unième hexagramme du Zhouyi
Énoncé du trait neuf initial
Neuf initial. Prévoir est de bon augure ; s’il y a une autre intention, il n’y a pas de tranquillité.
Le Commentaire de l’Image dit : le neuf initial est de bon augure lorsqu’il prévoit, car sa volonté n’a pas changé.
Explication en langue courante
Neuf initial : accomplir le rite destiné à apaiser l’esprit est de bon augure. En cas d’un tel changement, on ne procédera naturellement pas au banquet rituel.
Le Commentaire de l’Image dit : l’énoncé du neuf initial parle d’accomplir le rite destiné à apaiser l’esprit, ce qui est de bon augure, car le désir de se souvenir des ancêtres n’a pas changé.
Interprétation de Shao Yong, maître des études du Yi sous les Song du Nord
Bon augure : celui qui obtient ce trait recevra la recommandation et le soutien d’une personne éminente, et ses projets aboutiront ; toutefois, la joie s’accompagne d’inquiétude. Il convient de suivre la voie droite, de cultiver sa personne et son esprit, et de ne pas se laisser aller aux plaisirs. Un fonctionnaire sera recommandé et pourra occuper un poste important.
Interprétation de Fu Peirong, grand maître taïwanais des études classiques chinoises
Fortune du moment : se concentrer pleinement ; la volonté finira par triompher.
Finances : rester attaché à son activité principale ; avec le temps, on obtiendra nécessairement des résultats.
Foyer : il n’est pas nécessaire de déménager ; rester fidèle à un seul choix jusqu’au bout.
Santé : se méfier d’une aggravation soudaine ; si elle survient, le danger sera sérieux.

Transformation du trait neuf initial


Lorsque le trait neuf initial se transforme, on obtient le hexagramme 59 du Zhouyi : Le Vent sur l’Eau, la Dissolution. Cet hexagramme est formé de deux trigrammes différents superposés, l’Eau en bas et le Vent en haut. Le Vent se déplace à la surface de l’eau, poussant et amplifiant les vagues, qui se répandent dans toutes les directions. La Dissolution signifie la dispersion des eaux. Elle symbolise la dispersion de l’organisation et des esprits humains ; il faut la surmonter par des moyens et des méthodes énergiques, vaincre les défauts, sauver ce qui se disperse et transformer le danger en sécurité.

Portée philosophique du trait neuf initial

Premier trait de l’hexagramme de la Fidélité intérieure, énoncé du trait : neuf initial : prévoir est de bon augure ; s’il y a une autre intention, il n’y a pas de tranquillité. Explication de l’énoncé du trait
Prévoir : se référer à l’anticipation et à la conjecture. Une autre intention : nourrir une intention différente. Tranquillité : paix et aisance.
Le sens de cet énoncé est : on peut prévoir le bon augure. Mais si l’on nourrit d’autres pensées, on perdra sa tranquillité.
Selon la configuration de l’hexagramme, le neuf initial est un trait yang occupant une place yang, donc à la place qui lui convient. Il se trouve également au début du trigramme inférieur Dui, qui représente le plaisir et la joie ; cela montre qu’il sait rester satisfait de sa position actuelle et y trouver son bonheur, ce qui lui permet d’obtenir le bon augure. Cependant, il correspond correctement au six à la quatrième place, position d’un haut ministre proche du souverain ; il entretient donc avec lui une relation étroite et peut avoir l’occasion d’être promu. Mais il est en relation antagoniste avec le neuf à la deuxième place. S’il souhaite être promu, il risque de rencontrer l’opposition du neuf à la deuxième place et même de provoquer un conflit ; il ne connaîtra donc pas la tranquillité.
Le Commentaire de l’Image analyse ainsi ce trait : le neuf initial est « de bon augure lorsqu’il prévoit », car sa volonté n’a pas changé et il ne nourrit pas d’autre ambition. Cela indique que le bon augure prévisible vient de l’absence de changement dans son intention.
Celui qui obtient ce trait doit veiller à se concentrer sur son travail et ne pas nourrir d’espoirs excessifs. Ne pensez ni à la promotion ni à l’enrichissement rapide : vous rencontreriez des obstacles et perdriez vos jours paisibles. Si vous vous contentez de votre situation actuelle, tout sera favorable. Si vous cherchez à la changer et passez à l’action, des ennuis inattendus surviendront.
Neuf initial : prévoir est de bon augure ; s’il y a une autre intention, il n’y a pas de tranquillité.
Le Commentaire de l’Image dit : le neuf initial est de bon augure lorsqu’il prévoit, car sa volonté n’a pas changé.
Le sens du texte classique est : réfléchir avant d’agir est de bon augure ; d’autres soupçons provoquent l’inquiétude.
Le sens du Commentaire de l’Image est : pour le neuf initial, réfléchir avant d’agir est de bon augure parce que sa volonté n’a pas changé.
Analyse détaillée du trait neuf à la deuxième place du soixante et unième hexagramme du Zhouyi
Énoncé du trait neuf deux
Neuf à la deuxième place. La grue chante dans l’ombre ; son petit lui répond. J’ai une belle coupe de vin ; je la partagerai avec toi.
Le Commentaire de l’Image dit : son petit lui répond ; c’est le souhait du cœur.
Explication en langue courante
Neuf à la deuxième place : une vieille grue crie sous l’ombre des arbres, et une jeune grue lui répond à côté. J’ai un vin excellent ; je le partagerai avec toi.
Le Commentaire de l’Image dit : que la jeune grue réponde à la vieille grue manifeste une communion des cœurs.
Interprétation de Shao Yong, maître des études du Yi sous les Song du Nord
Bon augure : celui qui obtient ce trait ne rencontrera d’obstacle nulle part, ses revenus augmenteront et il pourra avoir un enfant. Un fonctionnaire sera promu.
Interprétation de Fu Peirong, grand maître taïwanais des études classiques chinoises
Fortune du moment : l’un chante et l’autre répond ; cela correspond exactement à mes souhaits.
Finances : clients et fournisseurs sont unis ; chacun en tirera profit.
Foyer : famille honorée et enfants filiaux ; le mari et la femme s’accordent.
Santé : maladie contagieuse.
Transformation du trait neuf deux


Lorsque le trait neuf à la deuxième place se transforme, on obtient le hexagramme 42 du Zhouyi : Le Vent sur le Tonnerre, l’Accroissement. Cet hexagramme est formé de deux trigrammes différents superposés, le Tonnerre en bas et le Vent en haut. Xun représente le Vent et Zhen le Tonnerre. Le Vent et le Tonnerre s’agitent ensemble, leur force s’accroît, le tonnerre gronde davantage, et le Vent et le Tonnerre se renforcent mutuellement. Cet hexagramme est l’opposé de la Diminution : l’un réduit le haut pour accroître le bas, tandis que l’autre réduit le bas pour accroître le haut. Les deux hexagrammes exposent les principes de la diminution et de l’accroissement.

Portée philosophique du trait neuf deux


Deuxième trait de l’hexagramme de la Fidélité intérieure, énoncé du trait : neuf à la deuxième place : la grue chante dans l’ombre ; son petit lui répond.
Explication de l’énoncé du trait
Ombre : endroit obscur et retiré. Répondre : répondre en écho. Coupe : ancien récipient à vin ; désigne ici le vin. Partager : partager avec d’autres.
Le sens de cet énoncé est : une grue chante dans un endroit ombragé et une jeune grue lui répond. J’ai un vin excellent et parfumé ; je souhaite le boire avec toi.
Selon la configuration de l’hexagramme, le neuf à la deuxième place est un trait yang occupant une place yin ; il se trouve au centre du trigramme inférieur. Les six à la troisième et à la quatrième place, au-dessus de lui, sont tous deux yin ; il se trouve donc dans un lieu ombragé. Bien qu’il ne soit pas à sa place, le neuf à la deuxième place peut garder la voie médiane et souhaite partager avec autrui
Ce trait neuf à la deuxième place enseigne l’esprit de partage. Même si votre poste vous satisfait peu, vous devez ajuster votre état d’esprit pour l’accepter et maintenir une relation de réponse harmonieuse avec vos collègues, sans jouer les contradicteurs. Soyez également disposé à partager avec autrui ; vous créerez ainsi un environnement de travail très harmonieux.
Neuf à la deuxième place : la grue chante dans l’ombre ; son petit lui répond. J’ai une belle coupe de vin ; je la partagerai avec toi.
Le Commentaire de l’Image dit : son petit lui répond ; c’est le souhait du cœur.
Analyse détaillée du trait neuf à la troisième place du soixante et unième hexagramme du Zhouyi
Énoncé du trait six à la troisième place
Six à la troisième place. On rencontre un ennemi ; tantôt on bat le tambour, tantôt on s’arrête ; tantôt on pleure, tantôt on chante.
Le Commentaire de l’Image dit : tantôt on bat le tambour, tantôt on s’arrête, car la position n’est pas correcte.
Explication en langue courante
Six à la troisième place : l’ennemi est vaincu ; certains poursuivent au son des tambours, d’autres reviennent annoncer la victoire. À la nouvelle, certains pleurent de joie, les yeux pleins de larmes, tandis que d’autres chantent à pleine voix.
Le Commentaire de l’Image dit : certains poursuivent au son des tambours, d’autres reviennent annoncer la victoire ; mais, d’après l’image du trait, le six yin à la troisième place occupe une position yang, et le triomphe risque donc de cacher un malheur imprévisible.
Interprétation de Shao Yong, maître des études du Yi sous les Song du Nord
Néfaste : celui qui obtient ce trait éprouvera de l’inquiétude au milieu de la joie et connaîtra de nombreux retournements. Un fonctionnaire sera en conflit avec ses collègues, avancera puis reculera.
Interprétation de Fu Peirong, grand maître taïwanais des études classiques chinoises
Fortune du moment : la situation se renverse ; honneur et disgrâce se succèdent.
Finances : succès et échec alternent ; manque de détermination.
Foyer : se méfier des séparations étranges ; les projets répétés n’aboutissent pas.
Santé : tantôt mieux, tantôt pire ; prier pour obtenir une protection divine.

Transformation du six à la troisième place


Lorsque le trait six à la troisième place se transforme, on obtient le hexagramme 9 du Zhouyi : Le Vent sous le Ciel, le Petit Apprivoisement. Cet hexagramme est formé de deux trigrammes différents superposés : Qian représente le Ciel et Xun le Vent. Cela évoque un vent et une pluie favorables, qui font croître les céréales ; d’où le nom de Petit Apprivoisement. La force est limitée et il faut attendre un certain développement avant de pouvoir accomplir de grandes choses.

Signification philosophique du troisième trait, le Neuf à la troisième place

Le sens de cet énoncé est : rencontrer un ennemi puissant ; tantôt attaquer au son des tambours, tantôt battre en retraite, épuisé ; tantôt pleurer de peur, tantôt chanter après avoir échappé au désastre.
Selon la configuration de l’hexagramme, le six à la troisième place est un trait yin occupant une place yang ; il n’est donc pas à sa place. Situé à la jonction des trigrammes inférieur et supérieur, il correspond au neuf supérieur, ce qui montre que son cœur se tourne vers l’extérieur et s’attache aux objets : il devrait rester satisfait de sa position, mais cherche à s’accrocher au neuf supérieur pour trouver une occasion de promotion ou un développement plus important. Il rencontre cependant des obstacles de toutes parts et tombe dans l’inquiétude.
Le Commentaire de l’Image explique ainsi ce trait : « Tantôt on bat le tambour, tantôt on s’arrête », car la position n’est pas correcte. Cela indique que « rencontrer un ennemi puissant, tantôt attaquer au son des tambours, tantôt battre en retraite épuisé » vient du fait que le six à la troisième place occupe une position incorrecte
Celui qui obtient ce trait peut avoir des relations étroites avec des dirigeants de rang supérieur ou bénéficier d’un appui ; il cherche aussi à leur plaire et à les flatter afin d’obtenir une promotion ou de faciliter son développement. Cependant, son entourage ou ses supérieurs désapprouvent fortement cette conduite et l’entravent ou le frappent. De plus, la personne à laquelle il s’attache n’est pas le dirigeant suprême au pouvoir ; les obstacles sont donc nombreux.
Six à la troisième place : on rencontre un ennemi ; tantôt on bat le tambour, tantôt on s’arrête ; tantôt on pleure, tantôt on chante.
Le Commentaire de l’Image dit : tantôt on bat le tambour, tantôt on s’arrête, car la position n’est pas correcte.
Analyse détaillée du trait neuf à la quatrième place du soixante et unième hexagramme du Zhouyi
Énoncé du trait six à la quatrième place
Six à la quatrième place. La lune est presque pleine ; les chevaux ont disparu ; aucune faute.
Le Commentaire de l’Image dit : les chevaux ont disparu ; on s’élève en rompant avec ceux de son espèce.
Explication en langue courante
Six à la quatrième place : au moment où la lune est presque pleine, les chevaux disparaissent, mais il n’y a pas de grand désastre.
Le Commentaire de l’Image dit : les chevaux ont disparu ; il faut désormais redoubler de vigilance afin d’empêcher qu’un incident semblable ne se reproduise.
Interprétation de Shao Yong, maître des études du Yi sous les Song du Nord
Moyen : celui qui obtient ce trait pourra être promu, mais risque de perdre son conjoint ou ses biens. Un fonctionnaire sera promu et occupera un poste important.
Interprétation de Fu Peirong, grand maître taïwanais des études classiques chinoises
Fortune du moment : préserver l’abondance et la stabilité ; faire passer le bien public avant les intérêts privés.
Finances : les projets avancent bien et les sources de revenus sont également abondantes.
Foyer : l’énergie yin est excessive ; il est possible de devenir veuf ou veuve.
Santé : la convalescence peut progresser peu à peu.
Transformation du six à la quatrième place


Lorsque le trait six à la quatrième place se transforme, on obtient le hexagramme 10 du Zhouyi : Le Ciel au-dessus du Lac, la Marche. Cet hexagramme est formé de deux trigrammes différents superposés, le Lac en bas et Qian en haut. Qian représente le Ciel et Dui le Lac ; le Ciel évoque le souverain et le Lac le peuple. Le texte original dit : « Marcher sur la queue du tigre, il ne mord pas. » Le résultat est donc favorable. Le souverain est en haut et le peuple en bas, chacun à sa place. La douceur de Dui rencontre la fermeté de Qian : la marche est dangereuse. La Marche signifie mettre en pratique et avancer concrètement, les pieds sur terre.

La portée philosophique du trait neuf à la quatrième place

Quatrième trait de l’hexagramme de la Fidélité intérieure, énoncé du trait : six à la quatrième place : la lune est presque pleine ; les chevaux ont disparu ; aucune faute. Explication de l’énoncé du trait
Pleine lune : image du quinzième ou seizième jour du calendrier lunaire, lorsque la lune est pleine. Ici, cela désigne une lune presque pleine mais qui ne l’est pas encore.
Le sens de cet énoncé est : la lune est presque pleine sans l’être encore ; le bon cheval a perdu son compagnon ; il n’y a pas de faute.
Selon la configuration de l’hexagramme, le six à la quatrième place est un trait yin occupant une place yin ; il est donc à sa place. Il se trouve dans la position d’un haut ministre proche du souverain et entretient une excellente relation avec le neuf à la cinquième place, le roi, dont il a toute la confiance. Cependant, il ne peut pas maintenir la voie droite et correspond au neuf initial en bas, ce qui fait soupçonner la formation d’un parti privé. Mais il prend conscience de ce danger, reste loyal uniquement envers le neuf à la cinquième place et rompt sa relation avec le neuf initial. C’est comme un cheval qui reste fidèle à son maître sans rechercher le contact de ses semblables : « les chevaux ont disparu ». Puisque le six à la quatrième place se corrige de lui-même, il n’y a pas de faute.
Le Commentaire de l’Image analyse ainsi ce trait : « Les chevaux ont disparu » signifie que le six à la quatrième place, sincère et concentré, rompt ses relations avec ceux de son espèce pour se consacrer au service du souverain.
Celui qui obtient ce trait est peut-être confronté à deux choix, au travail comme dans sa vie affective, et donne l’impression de vouloir jouer sur deux tableaux. Vous devez alors prendre une décision. Vous savez bien quel choix vous convient le mieux et vous est le plus favorable ; il faut donc nécessairement en abandonner un afin de ne pas commettre de faute. Dans votre organisation, vous êtes peut-être l’assistant du dirigeant, mais certains collègues subalternes lui en veulent ; vous les suivez pourtant dans leurs propos et entretenez avec eux des relations trop étroites. Dans ce cas, rompez rapidement avec ces collègues, sinon vous vous attirerez des ennuis.
 
Six à la quatrième place : la lune est presque pleine ; les chevaux ont disparu ; aucune faute.
Le Commentaire de l’Image dit : les chevaux ont disparu ; on s’élève en rompant avec ceux de son espèce.
Le sens du texte classique est : la lune approche du quinzième jour ; les chevaux ont disparu ; il n’y a pas de désastre.
Le sens du Commentaire de l’Image est : les chevaux ont disparu parce que le six à la quatrième place a rompu avec ceux de son espèce et soutient le neuf à la cinquième place.
Analyse détaillée du trait neuf à la cinquième place du soixante et unième hexagramme du Zhouyi
Énoncé du trait neuf cinq
Neuf à la cinquième place. Il existe une confiance qui lie étroitement ; aucune faute.
Le Commentaire de l’Image dit : la confiance qui lie étroitement vient du fait que la position est correcte et appropriée.
Explication en langue courante
Neuvième à la cinquième place : des prisonniers en groupes, attachés les uns aux autres. Aucun malheur.
Le Commentaire de l’Image dit : garder la sincérité dans son cœur et rester constant du début à la fin, comme le montre l’image du trait neuf à la cinquième place ; la conduite de cette personne est en accord avec sa position.
Interprétation de Shao Yong, maître des études du Yi sous les Song du Nord
Favorable : celui qui obtient ce trait bénéficie de relations harmonieuses ; ses projets aboutissent et rien de ce qu’il entreprend ne lui est défavorable. Pour un fonctionnaire, souverain et ministres unis comme un seul homme, il obtiendra l’estime de ses supérieurs.
Interprétation de Fu Peirong, grand maître taïwanais des études classiques chinoises
Destinée : une situation équilibrée ; toute demande reçoit une réponse.
Finances : unir ses efforts et réussir dans ses affaires.
Foyer : une famille joyeuse et harmonieuse ; une union destinée à durer cent ans.
Santé : les mains et les pieds sont malhabiles ; prolonger ses jours malgré la maladie.

Transformation du trait neuf cinq


La mutation du trait neuf à la cinquième place donne l’hexagramme 41 du Zhouyi : La Diminution, la Montagne sur le Lac. Cet hexagramme est formé de deux hexagrammes différents superposés, le Lac en bas et la Montagne en haut. Gen est la montagne ; Dui est le lac. La montagne au-dessus du lac : les eaux du grand lac érodent la base de la montagne. Diminution et accroissement alternent ; dans la diminution se trouve l’accroissement, et dans l’accroissement la diminution. Il faut traiter leur relation avec la plus grande prudence. Diminuer ce qui est en bas pour accroître ce qui est en haut : dans la gouvernance d’un pays, l’excès peut endommager ses fondations. Lorsque la diminution est nécessaire, qu’elle soit appliquée, mais en fonction des forces disponibles et avec mesure. Le meilleur est de diminuer peu pour accroître beaucoup.

La portée philosophique du trait neuf à la cinquième place

Cinquième trait de l’hexagramme Zhongfu, énoncé du trait : Neuf à la cinquième place : une sincérité qui lie étroitement ; aucun malheur. Explication de l’énoncé du trait
Lier : désigne un lien étroit et inséparable.
Le sens de cet énoncé est le suivant : posséder la vertu de sincérité et, par elle, unir étroitement le cœur de tous sous le ciel ; entretenir des liens étroits avec le peuple, de sorte qu’aucun malheur ne survienne.
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Explication détaillée de l’hexagramme Zhongfu
Cinquième trait de l’hexagramme Zhongfu, énoncé du trait : Neuf à la cinquième place : une sincérité qui lie étroitement ; aucun malheur.
2013-10-02 | Source : Salle des études classiques | Rubrique : Explication détaillée de l’hexagramme Zhongfu | Clics : 655 fois
Cinquième trait de l’hexagramme Zhongfu, énoncé du trait : Neuf à la cinquième place : une sincérité qui lie étroitement ; aucun malheur. Explication de l’énoncé du trait
Lier : désigne un lien étroit et inséparable.
Le sens de cet énoncé est le suivant : posséder la vertu de sincérité et, par elle, unir étroitement le cœur de tous sous le ciel ; entretenir des liens étroits avec le peuple, de sorte qu’aucun malheur ne survienne.
Cinquième trait de l’hexagramme Zhongfu, énoncé du trait : Neuf à la cinquième place : une sincérité qui lie étroitement ; aucun malheur. Enseignements pour la vie
D’après l’image de l’hexagramme, le neuf à la cinquième place, trait yang, occupe la position du souverain ; il respecte la voie médiane et entretient une proximité avec le six à la quatrième place. Les deux se complètent et se soutiennent, c’est pourquoi aucune faute ne surviendra.
Le Commentaire de l’Image analyse ainsi ce trait : « Une sincérité qui lie étroitement », car la position est correcte et appropriée. Il indique ici que « posséder la vertu de sincérité et, par elle, unir le cœur de tous sous le ciel » signifie occuper une position centrale, correcte et convenable ; cela montre que l’influence éducatrice de la sincérité peut s’étendre à tout le pays.
Celui qui obtient ce trait doit comprendre ceci : en tant que dirigeant, si vous traitez vos subordonnés avec sincérité, ils vous répondront eux aussi de tout cœur. Dans les relations amoureuses et le mariage, si les deux partenaires se traitent avec sincérité, leurs sentiments s’élèveront et se développeront.
Neuf à la cinquième place : une sincérité qui lie étroitement ; aucun malheur.
Le Commentaire de l’Image dit : la confiance qui lie étroitement vient du fait que la position est correcte et appropriée.
Le sens du texte classique est : unir le monde entier par la sincérité ; aucun malheur.
Le sens du Commentaire de l’Image est : unir le monde entier par la sincérité, parce que le neuf à la cinquième place occupe le centre et sa position appropriée.
Explication détaillée du trait supérieur de l’hexagramme soixante et un du Zhouyi
Énoncé du trait neuf supérieur
Neuf en haut : le cri du faisan monte jusqu’au ciel. La rectitude est funeste.
Le Commentaire de l’Image dit : « Le cri du faisan monte jusqu’au ciel » ; comment pourrait-il durer longtemps ?
Explication en langue courante
Neuf en haut : le coq s’envole jusqu’au ciel. Consulter l’oracle donne un présage funeste.
Le Commentaire de l’Image dit : le coq s’envole jusqu’au ciel ; comment pourrait-il y voler longtemps ?
Interprétation de Shao Yong, maître des études du Yi sous les Song du Nord
Funeste : celui qui obtient ce trait a beaucoup d’apparences et peu de substance ; la route à venir est dangereuse. Le commerçant subira des pertes. Le fonctionnaire connaîtra la joie d’être proche du souverain.
Interprétation de Fu Peirong, grand maître taïwanais des études classiques chinoises
Destinée : vide et sans substance, une situation préoccupante.
Finances : fort en apparence mais faible en réalité ; l’avenir est inquiétant.
Foyer : il est difficile de préserver les biens familiaux ; il est à craindre de ne pas vieillir ensemble.
Santé : les symptômes sont extrêmement pénibles.

Transformation du trait neuf supérieur


La mutation du trait supérieur donne l’hexagramme 60 du Zhouyi : La Limitation, l’Eau sur le Lac. Cet hexagramme est formé de deux hexagrammes différents superposés, le Lac en bas et l’Eau en haut. Dui est le lac, Kan est l’eau. Un lac contient de l’eau, mais son écoulement est limité ; s’il y en a trop, elle déborde hors du lac. Il faut donc observer une mesure, d’où le nom de Limitation. L’hexagramme de la Limitation est l’opposé de celui de la Dispersion ; ils sont des hexagrammes inversés et se complètent dans leur usage. Le ciel et la terre ne peuvent se renouveler durablement qu’avec la mesure ; un pays ne peut être stable qu’avec la mesure ; une personne ne peut atteindre la perfection qu’avec la mesure.

La portée philosophique du trait supérieur neuf

Sixième trait de l’hexagramme Zhongfu, énoncé du trait : Neuf en haut : le cri du faisan monte jusqu’au ciel. La rectitude est funeste. Explication de l’énoncé du trait
Faisan : désigne le faisan de montagne à plumes rouges, également appelé faisan doré.
Le sens de cet énoncé est le suivant : le faisan doré, s’appuyant sur son apparence magnifique, pousse de grands cris en voulant monter au ciel ; il risque d’en résulter un malheur.
D’après l’image de l’hexagramme, le neuf en haut, trait yang, occupe une position yin ; il ne peut donc rester dans le juste milieu ni observer la rectitude, et il s’oppose au neuf à la cinquième place dans la relation de voisinage. Bien qu’il ait peut-être déjà obtenu des résultats ou une certaine renommée, tout cela ressemble au faisan doré : une simple apparence. Il n’a pas la capacité de monter au ciel, mais il pousse de grands cris en prétendant le faire, comme un escroc célèbre mais dépourvu de substance, déployant au plus haut point la fraude et l’hypocrisie. La situation est donc extrêmement dangereuse.
Le Commentaire de l’Image analyse ainsi ce trait : « Le cri du faisan monte jusqu’au ciel » ; comment pourrait-il durer longtemps ! Il indique ici que « le faisan doré, s’appuyant sur son apparence magnifique, pousse de grands cris en voulant monter au ciel » : cette voix est vide et sans substance, plus sonore que sincère ; comment pourrait-elle se maintenir longtemps ?
Celui qui obtient ce trait ne doit pas entreprendre ce dont il est incapable, ni faire du tapage pour que les autres l’admirent et le suivent. Un jour, il montrera ses limites et attirera le malheur. Si vous avez connu le succès auparavant et que vous en êtes devenu arrogant et dédaigneux, vous goûterez bientôt à l’amertume de l’échec.
Neuf en haut : le cri du faisan monte jusqu’au ciel. La rectitude est funeste.
Le Commentaire de l’Image dit : « Le cri du faisan monte jusqu’au ciel » ; comment pourrait-il durer longtemps ?
Le sens du texte classique est : le coq s’envole vers le ciel ; observer la voie correcte est dangereux.
Le sens du Commentaire de l’Image est : le coq s’envole vers le ciel ; comment pourrait-il voler longtemps ?