Yi Jing · 64 Hexagrammes

Zhouyi, Yi Jing, hexagramme 55, La Plénitude, Feu sur Tonnerre, Tonnerre en haut et Feu en bas

La Plénitude : réussite. Le roi arrive au temple ancestral. Ne vous inquiétez pas ; il convient que le soleil soit au zénith.

Le Commentaire du Tuan dit : la Plénitude signifie grandeur. La clarté qui se met en mouvement produit la plénitude. « Le roi arrive » : il honore la grandeur. « Ne vous inquiétez pas ; il convient que le soleil soit au zénith » : il convient d’éclairer le monde entier. Lorsque le soleil est au zénith, il décline ; lorsque la lune est pleine, elle commence à décroître. La plénitude et le vide du Ciel et de la Terre suivent le temps dans leur croissance et leur diminution ; à plus forte raison en va-t-il ainsi pour les êtres humains, et davantage encore pour les esprits et les dieux.

Le Commentaire de l’Image dit : le tonnerre et l’éclair arrivent ensemble : c’est la Plénitude. L’homme noble rend les jugements dans les procès et applique les peines.

Hexagramme 55 : diagrammes principal, nucléaire, opposé et inversé

Hexagramme 55 — texte original et aperçu

Explication détaillée du cinquante-cinquième hexagramme du Zhouyi
Texte original de l’hexagramme La Plénitude
La Plénitude. Réussite. Le roi arrive au temple ancestral. Ne vous inquiétez pas ; il convient que le soleil soit au zénith.
Le Commentaire de l’Image dit : le tonnerre et l’éclair arrivent ensemble : c’est la Plénitude. L’homme noble rend les jugements dans les procès et applique les peines.
Explication en langue courante
L’hexagramme de la Plénitude : on accomplit un sacrifice et le roi se rend personnellement au temple ancestral. Il ne faut pas s’inquiéter ; le meilleur moment est à midi.
Le Commentaire de l’Image dit : le trigramme supérieur est le Tonnerre, qui représente le tonnerre ; le trigramme inférieur est le Feu, qui représente l’éclair. Le tonnerre et les éclairs retentissent ensemble : c’est un phénomène céleste grandiose révélé par le Ciel, et l’image de l’hexagramme de la Plénitude. L’homme noble contemple cette image et, sensible à la clarté et à la majesté des éclairs et du tonnerre, rend les jugements dans les procès et applique les peines.
Interprétation de La Machine céleste pour les décisions du Yi
L’hexagramme de la Plénitude, Tonnerre en haut et Feu en bas, est le cinquième hexagramme de la chambre de l’Eau. La plénitude est en elle-même un présage favorable, mais ce qui atteint son apogée doit décliner ; au sein de l’abondance se cachent donc aussi des inquiétudes, ce qui exige prudence et vigilance.
Interprétation de Shao Yong, maître des études du Yi sous les Song du Nord
Grandeur et abondance : rentrée d’argent et profits ; les projets aboutissent et les réjouissances sont assurées.
La personne qui obtient cet hexagramme a une destinée très puissante ; ses projets peuvent réussir et elle récoltera à la fois renommée et richesse. Elle ne doit toutefois pas être trop avide : il faut savoir se contenter et rester joyeux, en se gardant d’un excès de bonheur qui se transformerait en tristesse, de pertes financières et même d’incendies.
Interprétation de Fu Peirong, grand maître taïwanais des études classiques chinoises
Destinée : l’élan est à son apogée ; soyez prudent et attentif.
Finances : les profits sont considérables ; il faut se prémunir contre les procès.
Foyer : l’orientation sud-est convient ; c’est une union faite par le Ciel.
Santé : le feu du foie monte ; le repos est préférable.
Interprétation traditionnelle de l’hexagramme
Cet hexagramme est formé de deux trigrammes différents, le Feu en bas et le Tonnerre en haut. Les éclairs et le tonnerre retentissent ensemble, annonçant de grandes réalisations et l’atteinte du sommet, comme le soleil au zénith. Avertissement : il faut absolument prêter attention à l’évolution des choses vers leur contraire ; prospérité et déclin sont instables, et il ne faut pas manquer de vigilance.
Grande image : le tonnerre et les éclairs se mêlent, leur puissance sonore est immense ; le Soleil, représenté par le Feu, se déplace à l’horizon céleste et illumine la terre : tout cela forme l’image de la grandeur et de l’abondance.
Destinée : la chance est extrêmement forte et c’est le moment de récolter ; il ne convient toutefois pas d’être insatiable. Il faut savoir se contenter et rester joyeux, en se prémunissant contre les disputes, les pertes financières et même les incendies.
Carrière : vous êtes dans une période d’apogée très favorable ; tout se déroule bien et les réalisations sont importantes. Il faut toutefois surveiller les premiers signes de déclin, prévenir les problèmes dès leur apparition et se prémunir strictement contre l’orgueil et l’autosatisfaction. Il ne faut pas non plus poursuivre aveuglément des objectifs irréalistes, mais tout faire pour prolonger la situation actuelle.
Commerce : comme vous avez évalué avec précision les tendances du marché, la conjoncture vous est très favorable et vous pouvez vous développer audacieusement. Vous devez toutefois surveiller de près le marché et analyser les informations : la moindre imprudence peut entraîner une faillite du jour au lendemain. Si la faillite survient, tirez immédiatement les leçons de l’expérience, cherchez des partenaires sincères et sortez rapidement de la difficulté.
Recherche de la renommée : après vos efforts et votre lutte, vous avez déjà obtenu des résultats ; veillez à les conserver et à progresser régulièrement, sans rechercher une réputation vaine.
Amour et mariage : la réussite et le bonheur sont possibles, mais si l’un des partenaires vacille parce qu’il estime que sa situation a changé, cela entraînera des conséquences défavorables.
Décision : grâce à vos dons naturels et à de bonnes conditions, tout se déroule très favorablement. Vous devez toutefois comprendre profondément l’impermanence de la vie, maintenir la mesure en toute chose et vous rappeler que les extrêmes se renversent. Ne vous enfermez pas non plus dans l’isolement jusqu’à tomber dans une impasse, et ne perdez surtout pas courage.

Portée philosophique du cinquante-cinquième hexagramme

Image de l’hexagramme de la Plénitude et portée symbolique de Feu sur Tonnerre
L’hexagramme de la Plénitude est formé de deux trigrammes différents : le trigramme inférieur est le Feu et le trigramme supérieur le Tonnerre. Le Feu représente le feu et le Tonnerre le tonnerre. Les pluies d’orage favorisent l’abondance des récoltes, tandis que le feu permet de transformer les grains récoltés en repas copieux ; c’est pourquoi cet hexagramme est appelé « Plénitude ».
L’hexagramme de la Plénitude vient après celui de la Jeune Fille qui se marie. Le Commentaire de l’Ordre des hexagrammes l’explique ainsi : « Celui qui trouve le lieu auquel il appartient devient nécessairement grand ; c’est pourquoi vient ensuite la Plénitude. La Plénitude signifie grandeur. » L’hexagramme de la Jeune Fille qui se marie décrit le retour au lieu d’appartenance ; lorsque les gens reviennent, le peuple se rassemble et le pays s’enrichit. Il faut donc ensuite parler de l’hexagramme représentant la grandeur et l’abondance.
Le Commentaire de l’Image explique ainsi l’hexagramme : le Feu en bas et le Tonnerre en haut ; le Feu représente aussi l’éclair et le Tonnerre le tonnerre : c’est l’image du tonnerre et des éclairs arrivant ensemble, symbole de grandeur et d’abondance. L’homme noble doit, comme le tonnerre et l’éclair, examiner les affaires judiciaires et appliquer les peines avec impartialité et lumière.
L’hexagramme de la Plénitude appartient à la catégorie la plus favorable. Le Commentaire de l’Image le juge ainsi : un miroir ancien est resté terni pendant des années ; un jour, une fois poli, il devient aussi lumineux qu’une pleine lune. Lorsque l’homme noble rencontre cet hexagramme en délibérant sur ses affaires, la chance tourne récemment et la joie vient naturellement.

Hexagramme 55 — explication ligne par ligne

Explication détaillée du trait Neuf initial du cinquante-cinquième hexagramme du Zhouyi
Énoncé du trait neuf initial
Neuf au début. La Jeune Fille qui se marie avec sa sœur cadette comme épouse secondaire ; le boiteux sait marcher ; partir en expédition est favorable.
Le Commentaire de l’Image dit : marier la Jeune Fille avec sa sœur cadette comme épouse secondaire, c’est respecter la coutume. Le boiteux sait marcher ; partir en expédition est favorable, car les faibles se soutiennent mutuellement.
Explication en langue courante
Neuf au début : lorsqu’une fille se marie, sa sœur cadette l’accompagne comme épouse secondaire. Elle est boiteuse mais sait marcher. Si l’on obtient ce trait par la consultation, partir en voyage est favorable.
Le Commentaire de l’Image dit : marier une fille en faisant accompagner celle-ci de sa sœur cadette signifie que les deux sœurs épousent le même homme ; c’était la coutume des mariages de la noblesse ancienne. La boiteuse sait marcher et partir en expédition est favorable, car la personne boiteuse reçoit l’aide d’autrui.
Interprétation de Shao Yong, maître des études du Yi sous les Song du Nord
Favorable : pour qui obtient ce trait, les mérites sont modestes mais les projets avancent comme prévu. Un fonctionnaire peut obtenir des résultats politiques.
Interprétation de Fu Peirong, grand maître taïwanais des études classiques chinoises
Destinée : les affaires réussissent grâce à l’aide d’autrui, mais il y a peu de mérites remarquables.
Finances : agir sur ordre permet heureusement de réaliser un bénéfice.
Foyer : même une dépendance peut être favorable.
Santé : difficulté à marcher.

Transformation du trait neuf initial
"周易第55卦的其中之一变卦卦的卦图

Le premier trait yang change et donne le 40ᵉ hexagramme du Zhouyi : la Libération, le Tonnerre sur l’Eau. Cet hexagramme est formé de deux trigrammes différents, Kan en bas et Zhen en haut. Zhen représente le tonnerre et le mouvement ; Kan représente l’eau et le danger. Le danger est à l’intérieur et le mouvement à l’extérieur. Pendant le rigoureux hiver, le Ciel et la Terre se ferment ; après une immobilité extrême vient le mouvement. Les phénomènes se renouvellent, l’hiver s’en va et le printemps arrive : tout se dissipe, et c’est la Libération.

Portée philosophique du trait neuf initial

Premier trait de l’hexagramme de la Plénitude, énoncé du trait : « Neuf initial : rencontre son maître assorti ; bien que d’un niveau égal, aucun blâme ; avancer apporte considération. » Explication de l’énoncé du trait
Assorti : désigne ce qui correspond et convient. Égal : désigne l’égalité.
Le sens de cet énoncé est le suivant : rencontrer un maître qui vous correspond ; même si vos capacités et vos connaissances sont de niveau égal, cela ne pose aucun problème et votre évolution future suivra une tendance ascendante.
Du point de vue de l’image de l’hexagramme, le Neuf initial est un trait yang occupant une place yang : il est correctement placé. Le trait yang représente l’homme noble, ainsi que la clarté et la force motrice. Bien que le Neuf initial ne corresponde pas au Neuf en quatrième place du trigramme supérieur, ils sont respectivement hôte et maître, formant une situation où deux traits yang avancent ensemble.
Le Commentaire de l’Image explique ainsi ce trait : « Bien que d’un niveau égal, aucun blâme » ; dépasser l’égalité entraîne le malheur. Cela indique que, si les capacités et les connaissances sont équivalentes, il n’y a pas de problème ; mais dépasser cette égalité fait apparaître des difficultés.
La personne qui obtient ce trait rencontrera, dans ses activités, quelqu’un dont les capacités sont comparables aux siennes et dont les aspirations concordent avec les siennes. Tous deux œuvreront à une entreprise commune, se coordonneront et se compléteront avantageusement. Mais si chacun veut absolument déterminer qui est supérieur, si l’un cherche toujours à dépasser l’autre, cela provoquera des difficultés et nuira au développement de l’entreprise.
Neuf initial : rencontre son maître assorti ; bien que d’un niveau égal, aucun blâme ; avancer apporte considération.
Le Commentaire de l’Image dit : « Bien que d’un niveau égal, aucun blâme » ; dépasser l’égalité entraîne le malheur.
Explication détaillée du trait Six en deuxième place du cinquante-cinquième hexagramme du Zhouyi
Énoncé du trait six à la deuxième place
Six en deuxième place. Il augmente son écran d’herbes ; en plein midi, on voit la Grande Ourse. Avancer apporte méfiance et maladie. Si la sincérité se manifeste avec éclat, c’est favorable.
Le Commentaire de l’Image dit : « Si la sincérité se manifeste avec éclat » : la confiance permet de déployer sa volonté.
Explication en langue courante
Six en deuxième place : on assemble de petites nattes pour former un abri et s’allonger afin de se reposer. À midi, quelqu’un affirme voir la Grande Ourse. Il semble qu’un des compagnons de voyage souffre de confusion mentale. Le stimuler pourrait peut-être le ramener à la lucidité.
Le Commentaire de l’Image dit : conserver la sincérité dans son cœur permet de la manifester dans chaque parole et chaque acte, car il s’agit d’exprimer franchement et directement son souhait.
Interprétation de Shao Yong, maître des études du Yi sous les Song du Nord
Favorable : la personne qui obtient ce trait peut s’enrichir après une longue période de difficultés ; dans un procès, la vérité apparaîtra sans qu’elle ait besoin de se défendre ; le malade guérira. Pour le fonctionnaire, les paroles loyales sont souvent entravées par les discours pervers : il perd d’abord, puis récupère.
Interprétation de Fu Peirong, grand maître taïwanais des études classiques chinoises
Destinée : restez fermement dans la voie droite et transformez le malheur en chance.
Finances : traitez les autres avec sincérité et dissipez les nuages pour laisser apparaître la lune.
Foyer : la clarté est souhaitable ; les soupçons initiaux cèdent finalement la place à l’harmonie.
Santé : affection liée à l’oppression de la poitrine ; il faut apporter un soutien psychologique.

Transformation du six à la deuxième place
"周易第55卦的其中之一变卦卦的卦图

Lorsque le trait Six en deuxième place se transforme, on obtient le 34 hexagramme du Zhouyi : la Grande Force, Tonnerre sur Ciel. Cet hexagramme est formé de deux trigrammes différents, le Ciel en bas et le Tonnerre en haut. Le Tonnerre est le tonnerre ; le Ciel est le ciel. La fermeté du Ciel s’accompagne du mouvement du Tonnerre. Le ciel retentit de tonnerre, les nuées grondent, l’élan est majestueux, l’énergie yang est puissante et les êtres croissent. Comme il est ferme, vigoureux et puissant, on l’appelle Force. Comme il est grand et puissant, il porte le nom de Grande Force. Les quatre traits yang sont florissants ; ils avancent et agissent. Le haut et le bas sont droits : le signe est droit et son ombre aussi.

Portée philosophique du trait neuf deux

Deuxième trait de l’hexagramme de la Plénitude, énoncé du trait : « Six en deuxième place : il augmente son écran d’herbes ; en plein midi, on voit la Grande Ourse ; avancer apporte méfiance et maladie ; si la sincérité se manifeste avec éclat, c’est favorable. » Explication de l’énoncé du trait
Toit de chaume : toit de nattes d’herbes ; ici, désigne une couverture qui dissimule. Grande Ourse : les étoiles. Manifester : éveiller ou inspirer.
Le sens de cet énoncé est le suivant : la couverture de nattes qui protège le toit s’agrandit et la zone qu’elle dissimule devient plus vaste. La lumière du soleil de midi pénètre par les interstices comme si le ciel était rempli d’étoiles. Si le souverain est plongé dans une telle obscurité, les sages qui se rendent auprès de lui seront soupçonnés. Ce n’est qu’en l’éclairant avec humilité et en accumulant une sincérité totale qu’ils pourront inspirer le souverain obscur et obtenir un résultat favorable.
Du point de vue de l’image de l’hexagramme, le Six en deuxième place est un trait yin occupant une place yin et se trouve au centre du trigramme inférieur ; il est correctement placé. Le Six en deuxième place est en relation antagoniste avec le Six en cinquième place, qui est un trait yin occupant une place yang et représente un souverain obscur, comme s’il vivait dans une maison où « l’écran d’herbes s’accroît » et où la lumière est dissimulée. Le Six en deuxième place envisage de se rendre auprès de lui pour le conseiller, mais doit employer une méthode qui touche par la sincérité, sans le blâmer ni nourrir de mécontentement ; c’est ainsi seulement qu’il pourra être efficace.
Le Commentaire de l’Image explique ainsi ce trait : « Si la sincérité se manifeste avec éclat » : la confiance permet de déployer sa volonté. Cela indique que « ce n’est qu’en adoptant une attitude humble et en accumulant une sincérité totale qu’on peut éclairer le souverain obscur » : la confiance permet d’étendre sa volonté de grandeur.
Celui qui obtient ce trait souhaite ardemment contribuer au développement de l’entreprise ou du groupe auquel il appartient et en fait sa responsabilité. Cependant, le dirigeant est incompétent : il croit que le développement est déjà satisfaisant, ne cherche pas à progresser et ne distingue pas les loyaux des traîtres. Si vous essayez alors de le convaincre de se corriger, vous éveillerez certainement ses soupçons et risquez de vous attirer des ennuis. Mieux vaut le traiter avec sincérité, accomplir consciencieusement vos devoirs envers lui et traduire dans vos actes votre loyauté ainsi que votre engagement envers les intérêts essentiels de l’entreprise ou du groupe. Vous pourrez ainsi peut-être lui donner matière à réflexion et obtenir finalement une issue favorable.
Six à la deuxième place : Il augmente son auvent ; en plein midi, il voit la Grande Ourse. En avançant, il s’attire des soupçons et une maladie. S’il manifeste sa confiance avec sincérité, c’est favorable.
Le Commentaire de l’Image dit : « Si la sincérité se manifeste avec éclat » : la confiance permet de déployer sa volonté.
Explication détaillée du trait neuf à la troisième place du cinquante-cinquième hexagramme du Zhouyi
Énoncé du trait neuf trois
Neuf à la troisième place. Il augmente son écran ; en plein midi, il voit l’obscurité. Il se brise le bras droit ; aucune faute.
Le Commentaire de l’Image dit : « Il augmente son écran » : il ne peut pas accomplir de grandes entreprises. « Il se brise le bras droit » : finalement, il ne pourra pas être employé.
Explication en langue courante
Neuf à la troisième place : il épaissit la natte étendue et s’allonge pour se reposer. À midi, cet homme affirme encore voir des apparitions ; on lui brise le bras droit. Après une telle frayeur, il pourra peut-être retrouver le calme.
Le Commentaire de l’Image dit : « Épaissir la natte étendue » ne produit pas grand effet. « Lui briser le bras droit » signifie qu’il restera infirme toute sa vie.
Interprétation de Shao Yong, maître des études du Yi sous les Song du Nord
Ordinaire : celui qui obtient ce trait aura du mal à faire aboutir ses projets ; ou bien, alors qu’il est éclairé, il sera aveuglé, les litiges se multiplieront, ou ses membres seront atteints d’une maladie, ce qui rendra l’action difficile. Pour un fonctionnaire, cela annonce une demande de retraite.
Interprétation de Fu Peirong, grand maître taïwanais des études classiques chinoises
Destin : la chance s’inverse ; il faut se prémunir contre les calamités.
Finances : les hausses et les baisses sont imprévisibles et les pertes sont considérables.
Foyer : on ne peut y séjourner que temporairement.
Santé : blessure au bras droit.

Transformation du trait neuf trois
"周易第55卦的其中之一变卦卦的卦图

Le mouvement du trait neuf à la troisième place donne l’hexagramme 51 du Zhouyi : Le Tonnerre est le Tonnerre. Cet hexagramme est composé du même trigramme (Tonnerre en bas et Tonnerre en haut) superposé. Le Tonnerre est le tonnerre ; deux tonnerres superposés produisent une résonance immense, dissipent l’air pesant et favorisent la circulation. Au quotidien, il faut rester vigilant dans la sécurité, garder la crainte au cœur et ne pas se relâcher. Ainsi, même face à un événement soudain, on peut rester calme et naturel, comme si l’on plaisantait.

Signification philosophique du troisième trait, le Neuf à la troisième place

Troisième trait de l’hexagramme Abondance, énoncé du trait : Neuf à la troisième place : il augmente son écran ; en plein midi, il voit l’obscurité ; il se brise le bras droit ; aucune faute. Explication de l’énoncé du trait
Pei : terme homophone de « bannière », désignant des objets tels que tentures ou rideaux, et indiquant un degré d’occultation plus important que l’auvent.
Mei : même terme que « obscur », désignant la lumière du soleil qui passe de la clarté à l’obscurité, apparaissant et disparaissant par intermittence. Le bras droit désigne le bras droit et symbolise un auxiliaire.
Du point de vue de la figure hexagrammatique, le neuf à la troisième place est un trait yang en position ferme. Situé au trait supérieur du trigramme Feu, il devrait normalement exercer sa fonction lumineuse ; cependant, il correspond exactement au six à la place supérieure, maître du yin et de l’obscurité extrêmes.
Le Commentaire de l’Image explique ainsi ce trait : « Il augmente son écran » : il ne peut pas accomplir de grandes entreprises ; « il se brise son aviron droit » : finalement, il ne pourra pas être employé. Cela signifie ici : « Les objets servant à occulter sont devenus plus nombreux et les rideaux ont été suspendus » ; dans cette obscurité, on ne peut ni accomplir ni assumer de grandes tâches. « Le bras droit brisé et réduit à une prudente immobilité » signifie qu’il ne bénéficiera finalement d’aucune considération et ne pourra rien accomplir.
Celui qui obtient ce trait possède certes de grands talents, mais ceux-ci ne sont pas reconnus. Le dirigeant est particulièrement incompétent et ne s’occupe absolument pas des affaires importantes. Dans ces circonstances, il est difficile de donner toute sa mesure ; il faut seulement dissimuler son éclat et attendre.
Neuf à la troisième place : il augmente son écran ; en plein midi, il voit l’obscurité ; il se brise le bras droit ; aucune faute.
Le Commentaire de l’Image dit : « Il augmente son écran » : il ne peut pas accomplir de grandes entreprises. « Il se brise le bras droit » : finalement, il ne pourra pas être employé.
Explication détaillée du trait neuf à la quatrième place du cinquante-cinquième hexagramme du Zhouyi
Énoncé du trait neuf quatre
Neuf à la quatrième place. Il augmente son auvent ; en plein midi, il voit la Grande Ourse. Il rencontre son maître yi ; c’est favorable.
Le Commentaire de l’Image dit : « Il augmente son auvent » : sa position n’est pas appropriée. « En plein midi, il voit la Grande Ourse » : il est dans l’obscurité et ne voit pas clair. « Il rencontre son maître yi » : c’est favorable, car il agit.
Explication en langue courante
Neuf à la quatrième place : il assemble de petites nattes et s’allonge pour se reposer. À midi, cet homme affirme encore voir la Grande Ourse ; il semble ne pas avoir retrouvé son état normal. Heureusement, il rencontre son ancien maître de boutique et lui est confié ; il retrouve alors calme et sécurité.
Le Commentaire de l’Image dit : « Assembler de petites nattes et se reposer n’importe où » signifie que la situation n’est pas appropriée, comme le neuf à la quatrième place, trait yang en position yin. Voir la Grande Ourse à midi vient peut-être de ce que le ciel est brumeux et peu lumineux. Rencontrer son ancien maître de boutique est une démarche favorable.
Interprétation de Shao Yong, maître des études du Yi sous les Song du Nord
Ordinaire : celui qui obtient ce trait est éclairé mais aveuglé ; il sera favorisé s’il trouve quelqu’un qui lui explique la situation. Un fonctionnaire sera soupçonné par ses supérieurs et ses collègues et sa position sera instable.
Interprétation de Fu Peirong, grand maître taïwanais des études classiques chinoises
Destin : circonstances défavorables ; on passe de l’obscurité vers la lumière.
Finances : sortir de la confusion et trouver un acheteur.
Foyer : la réussite ou l’échec dépend des personnes ; rencontre heureuse et mariage avantageux.
Santé : affection oculaire, en attente d’un bon médecin.

Transformation du trait neuf quatre
"周易第55卦的其中之一变卦卦的卦图

Le mouvement du trait neuf à la quatrième place donne l’hexagramme 36 du Zhouyi : La Terre sur le Feu, Obscurcissement de la lumière. Cet hexagramme est composé de trigrammes différents (Feu en bas et Terre en haut) superposés. Le Feu représente la clarté et la Terre la docilité ; le Feu est le soleil et la Terre est la terre. Le soleil s’enfonce dans la terre : la lumière est atteinte, l’avenir est obscur et les conditions sont difficiles. Il convient de suivre le moment, de nourrir sa lumière intérieure, de rester fidèle à la voie droite, de paraître simple à l’extérieur tout en demeurant sage intérieurement, et de dissimuler son éclat.

La portée philosophique du trait neuf à la quatrième place

Quatrième trait de l’hexagramme Abondance, énoncé du trait : Neuf à la quatrième place : il augmente son auvent ; en plein midi, il voit la Grande Ourse ; il rencontre son maître yi, c’est favorable. Explication de l’énoncé du trait
Yi : désigne les peuples étrangers. Ici, il s’agit d’un dirigeant supérieur dont les capacités sont comparables aux siennes, mais qui n’appartient pas à son propre parti.
Le sens de cet énoncé est le suivant : la natte qui couvre le toit a été agrandie et l’étendue occultée est plus vaste. La lumière du midi filtre par les interstices, comme si le ciel était rempli d’étoiles. Bien que le souverain soit plongé dans l’obscurité, rencontrer un homme capable qui n’appartient pas à sa faction et gagner son estime peut apporter un résultat favorable.
Le terme « yi » de « rencontrer son maître yi » est plus facile à comprendre si l’on tient compte de l’époque de Wen et du roi Zhou de Shang. « Yi » était alors une appellation générale des peuples Huaiyi, Daoyi et Laiyi, situés au sud-est. À la fin du règne du roi Zhou de Shang, celui-ci conquit les différents peuples yi de l’Est, mais ils ne se soumirent pas de plein gré. « Rencontrer son maître yi », au quatrième trait, signifie donc nouer des relations avec les souverains yi du sud-est que le roi Zhou de Shang cherchait à conquérir et les traiter avec bienveillance. Lorsque le roi Wu attaqua le roi Zhou à Muye, les soldats de ce dernier se retournèrent les uns contre les autres ; il s’agissait pour la plupart d’esclaves yi du sud-est capturés. Ce sont précisément ces hommes qui « retournèrent leurs armes pour combattre et ouvrir la voie au roi Wu », permettant ainsi au roi Wu des Zhou de vaincre le roi Zhou de Shang.
Le Commentaire de l’Image analyse ainsi ce trait : « Il augmente son auvent » : sa position n’est pas appropriée ; « en plein midi, il voit la Grande Ourse » : l’obscurité empêche la clarté ; « il rencontre son maître yi » : cette action est favorable. Cela indique que « la natte qui couvre le toit a été agrandie et l’étendue occultée est plus vaste » : le trait neuf à la quatrième place occupe une position inadéquate ; « la lumière du midi filtre par les interstices, comme si le ciel était rempli d’étoiles » : l’obscurité apparaît à cause de l’aveuglement ; « rencontrer un homme capable qui n’appartient pas à la faction du souverain et gagner son estime » : l’action apportera néanmoins un résultat favorable.
Celui qui obtient ce trait travaille sous l’autorité d’un dirigeant très incompétent et en souffre beaucoup. Vous pouvez cependant continuer à travailler sérieusement ; ne devenez pas négligent à cause de l’incompétence du dirigeant. En accomplissant consciencieusement vos devoirs à votre poste et en montrant pleinement vos capacités, vous pourrez être remarqué et apprécié par le dirigeant d’une unité opposée de l’entreprise et obtenir peut-être une meilleure occasion.
Neuf à la quatrième place : il augmente son auvent ; en plein midi, il voit un impact ; il rencontre son maître yi, c’est favorable.
Le Commentaire de l’Image dit : « Il augmente son auvent » : sa position n’est pas appropriée. « En plein midi, il voit l’année » : il est dans l’obscurité et ne voit pas clair. « Il rencontre son maître yi » : c’est favorable ; il agit.
Explication détaillée du trait neuf à la cinquième place du cinquante-cinquième hexagramme du Zhouyi
Énoncé du trait six à la cinquième place
Six à la cinquième place. Il attire la lumière ; il y a célébration et bonne réputation. C’est favorable.
Le Commentaire de l’Image dit : « La fortune du cinquième trait yin » : il y aura une heureuse célébration.
Explication en langue courante
Six à la cinquième place : il gagne une belle pierre de jade et tout le monde le félicite et le loue. C’est un présage favorable.
Le Commentaire de l’Image dit : la favorable conclusion de l’énoncé du six à la cinquième place vient de ce qu’il y a un événement heureux.
Interprétation de Shao Yong, maître des études du Yi sous les Song du Nord
Favorable : celui qui obtient ce trait sera promu par une personne de valeur et verra ses projets se réaliser. Les étudiants obtiendront d’excellents résultats.
Interprétation de Fu Peirong, grand maître taïwanais des études classiques chinoises
Fortune du moment : la réalité rejoint la réputation ; le bonheur vient naturellement.
Finances : réussite commerciale, profit et renommée obtenus ensemble.
Foyer : famille honorable ; union voulue par le Ciel.
Santé : un médecin renommé le soignera.

Transformation du six à la cinquième place
"周易第55卦的其中之一变卦卦的卦图

Le mouvement du trait six à la cinquième place donne l’hexagramme 49 du Zhouyi : Le Lac sur le Feu, la Révolution. Cet hexagramme est composé de trigrammes différents (Feu en bas et Lac en haut) superposés. Le Feu est en bas et le Lac contient de l’eau. L’eau descend pour arroser tandis que le feu monte. Un feu puissant assèche l’eau ; une grande quantité d’eau éteint le feu. Les deux se nourrissent et se combattent ; une transformation doit donc apparaître. La transformation est une loi fondamentale de l’univers.

La portée philosophique du trait neuf à la cinquième place

Cinquième trait de l’hexagramme Abondance, énoncé du trait : Six à la cinquième place : il attire la lumière ; il y a célébration et bonne réputation ; c’est favorable. Explication de l’énoncé du trait
Attirer : appeler et attirer. Lumière : clarté manifeste. Célébration : bonheur et bénédiction. Réputation : bonne renommée.
Le sens de cet énoncé est le suivant : savoir attirer des hommes capables et vertueux pour être assisté apporte célébration et bonne réputation ; c’est favorable.
Du point de vue de la figure hexagrammatique, le six à la cinquième place est un trait yin en position yang, doté d’une vertu humble et docile ; il peut donc attirer des hommes capables qui viennent l’assister. Le Commentaire de l’Image analyse ainsi ce trait : « La faveur du six à la cinquième place vient de la célébration. » Cela indique que ce trait est très favorable et qu’un événement heureux surviendra certainement.
Celui qui obtient ce trait doit comprendre l’importance, pour sa carrière, d’accueillir largement les talents. Il doit donc abandonner l’attitude hautaine du dirigeant et traiter ses subordonnés avec humilité. S’il peut œuvrer au bénéfice d’un plus grand nombre et prendre leurs intérêts à cœur, il gagnera une large estime et une grande renommée.
Six à la cinquième place : il attire la lumière ; il y a célébration et bonne réputation ; c’est favorable.
Le Commentaire de l’Image dit : « La fortune du cinquième trait yin » : il y aura une heureuse célébration.
Explication détaillée du trait supérieur du cinquante-cinquième hexagramme du Zhouyi
Énoncé du trait supérieur
Six à la place supérieure. Il agrandit sa maison et couvre sa demeure d’un auvent. Il épie par la porte ; silence, personne. Pendant trois ans, il ne voit personne. C’est funeste.
Le Commentaire de l’Image dit : « Il agrandit sa maison » : il plane jusqu’aux confins du ciel. « Il épie par la porte ; silence, personne » : il se cache lui-même.
Explication en langue courante
Six à la place supérieure : la maison est vide, des nattes sont posées en désordre sur le toit ; on regarde par la fente de la porte et pas une personne n’est là. Il semble que personne n’y ait vécu depuis des années. C’est un présage défavorable.
Le Commentaire de l’Image dit : « Agrandir et rénover la maison » montre que cet homme, tel un oiseau volant dans le ciel bleu, est satisfait de lui-même et s’est considérablement enrichi. « Épier par la fente de la porte, dans un silence sans personne » semble indiquer que sa grande richesse lui a nui et qu’il a subi une catastrophe soudaine ; il s’est enfui pour sauver sa vie.
Interprétation de Shao Yong, maître des études du Yi sous les Song du Nord
Funeste : celui qui obtient ce trait verra les proches s’entre-déchirer, quitter le foyer ancestral pour fonder une nouvelle maison, et ne pourra éviter les querelles. Pour un fonctionnaire de haut rang, il y a danger.
Interprétation de Fu Peirong, grand maître taïwanais des études classiques chinoises
Destin : avoir une mission mais personne pour l’accomplir ; la situation est inconcevable.
Finances : personne pour gérer l’affaire, aucune solution en vue.
Foyer : famille déchue ; mariage de mauvais augure.
Santé : le terme de la vie approche.

Transformation du six à la place supérieure
"周易第55卦的其中之一变卦卦的卦图

Le mouvement du trait six à la place supérieure donne l’hexagramme 30 du Zhouyi : Le Feu est le Feu. Cet hexagramme est composé du même trigramme (Feu en bas et Feu en haut) superposé. Li signifie s’attacher ; un yin s’attache entre deux yang. Cet hexagramme symbolise le feu : vide à l’intérieur et lumineux à l’extérieur. Le Feu représente la clarté ; le soleil se lève et se couche sans cesse, en mouvement perpétuel, avec la souplesse et la docilité pour cœur.

La portée philosophique du trait supérieur neuf

Sixième trait de l’hexagramme Abondance, énoncé du trait : Six à la place supérieure : il agrandit sa maison, couvre sa demeure d’un auvent, épie par la porte ; silence, personne ; pendant trois ans, il ne voit personne ; c’est funeste. Explication de l’énoncé du trait
Épier : regarder furtivement. Silencieux : paisible et silencieux. Voir : rencontrer du regard.
Le sens de cet énoncé est le suivant : construire une maison et couvrir la demeure de nattes, puis épier le monde extérieur par la fenêtre ; tout est silencieux et aucune silhouette humaine n’apparaît. Ne pas sortir depuis des années pour voir le monde conduit nécessairement au malheur.
Du point de vue de la figure hexagrammatique, le six à la place supérieure est un trait yin en position souple, au sommet de l’hexagramme Abondance, avec l’image d’une personne monopolisant les fruits de l’abondance. Il est en relation défavorable avec le six à la cinquième place. Hautain en raison de sa position élevée, il ne se soumet pas humblement au souverain ; il s’enferme dans sa maison obscure et refuse de coopérer avec autrui, ce qui attire le danger.
Le Commentaire de l’Image analyse ainsi ce trait : « Il agrandit sa maison » : il plane jusqu’aux confins du ciel ; « il épie par la porte ; silence, personne » : il se cache lui-même. Cela indique que « construire une maison » signifie se dissimuler à l’intérieur et s’isoler des autres, comme si l’on volait dans le ciel ; « épier par la fenêtre, dans un silence sans personne » signifie cacher profondément ses traces. La leçon est que celui qui obtient de grands succès dans le monde doit, s’il ne peut s’élever au-dessus des choses, savoir se tenir dans l’ombre ; sinon, les conséquences seront préoccupantes.
Celui qui obtient ce trait, s’il craint que les autres convoitent sa richesse et ferme sa porte pour vivre en avare sans communiquer avec l’extérieur, verra les gens s’éloigner et se retrouvera isolé. Lorsqu’un problème surviendra, personne ne voudra l’aider ; c’est très dangereux pour lui.
Six à la place supérieure : il agrandit sa maison, couvre sa demeure d’un auvent, épie par la porte ; silence, personne ; pendant trois ans, il ne voit personne ; c’est funeste.
Le Commentaire de l’Image dit : « Il agrandit sa maison » : il plane jusqu’aux confins du ciel. « Il épie par la porte ; silence, personne » : il se cache lui-même.